QUESTIONS D'ELEVES.



Q: Peut-on synthétiser de l'ADN?

OUI, certains laboratoires sont spécialisés dans la synthèse de séquences d'ADN. On peut le multiplier en très grande quantité grâce aux bactéries.


Q: Le système immunitaire du requin est il le plus efficace?

Parmi les animaux marins, le requin offre une particularité : une résistance au cancer hors du commun. Cet avantage est conféré par une substance appelée "squalène" qui favorise le retour à la normale des cellules malades.
Cette hormone, étudiée depuis 40 ans a un avenir prometteur dans les pathologies liées à la baisse de l'immunité, aux cancers, aux maladies cardio-vasculaires, aux pertes de mémoire, à la déminéralisation, aux maladies d'Alzheimer...
Le squalène, précurseur de la DHEA (deshydroepiandosterone), a 3 domaines de prédilection:
* L’immunité :
L’huile de foie de requin mène une action évidente sur les processus profonds du renforcement immunitaire qu'elle exalte (activation des macrophages).
* Le cancer :
- Par une activité anti-tumorale.
- Par une action antinéoplasique.
- Elle accroît la polarisation de la membrane cellulaire et rétablit ses propriétés électrostatiques permettant un contrôle de la multiplication cellulaire. Efficace sur les adéno-cancers de taille réduite, le squalène prévient les récidives après la chirurgie (du cancer du sein particulièrement).
* Le cholestérol :
Le squalène, intermédiaire obligatoire de la synthèse du cholestérol, réduit la cholestérolémie. Cette activité au sein des cellules du foie favorise le catabolisme du cholestérol, diminue le taux du LDL et a donc un effet anti-athérogène.


Q: Le virus... vivant ou non vivant?

Article du monde: Un monde complexe aux frontières de la vie.
Ils se multiplient, portent un patrimoine génétique, évoluent, interagissent avec le vivant. Pourtant, selon la doctrine officielle, les virus n'appartiennent pas au domaine de la vie. Incapables de la moindre activité fonctionnelle sans les ressources d'une cellule hôte, ces "poisons" (signification du latin virus) ne seraient que de grosses biomolécules parasites. Actives, mais exemptes de souffle vital.
De récentes publications viennent compliquer ce tableau. Avec, d'abord, la spectaculaire découverte, en 2003, du géant Mimivirus (contraction de mimicking microbe virus), plus gros que certaines bactéries. Spectaculaire ? Autant que pourrait l'être celle d'un rongeur plus gros qu'un pachyderme. Non content d'être plus volumineux que certains microbes, Mimivirus possède un génome d'environ 1 200 gènes, plus important que certains génomes bactériens. Avec, en sus, quelques bizarreries. Par exemple, rappelle Didier Raoult, directeur de l'unité des rickettsies et pathogènes émergents (CNRS et université d'Aix-Marseille-II) et codécouvreur du virus, "la présence de plusieurs gènes communs à tous les organismes vivants".
"Et alors ?", pourraient répondre les tenants de l'orthodoxie. Dans la vision la plus couramment acceptée par les biologistes, explique Jean-Michel Claverie, directeur du laboratoire information génomique et structurale (CNRS), coordinateur du séquençage de Mimivirus, "les génomes viraux ne sont que des assemblages hétéroclites de gènes attrapés çà et là, sur d'autres organismes". Dans cette hypothèse, rien d'étonnant à ce qu'on y trouve des séquences génétiques présentes chez les eucaryotes (les plantes, les animaux, etc.), les bactéries et les archébactéries (encore appelées archéobactéries, archées ou archæa) - c'est-à-dire dans les trois catégories d'êtres vivants. "Au contraire, dit M. Claverie, nous sommes parvenus à montrer que le génome de Mimivirus a une homogénéité de fonctionnement inédite et que, de ce fait, il n'a pas pu se former par undefinedundefinedaccrétion''."
LA DIVERSITÉ DES MONDES VIRAUX
Les étrangetés du "bestiaire" viral ne se limitent pas à Mimivirus. Les virus d'archébactéries - qui n'infectent que ces micro-organismes - présentent parfois, eux aussi, des bizarreries qui questionnent la notion même de virus. David Prangishvili, chercheur à l'unité de biologie moléculaire du gène chez les extrêmophiles de l'Institut Pasteur, a ainsi identifié le premier virus capable de "faire quelque chose" de manière indépendante, c'est-à-dire hors de son hôte. "Les virus sont réputés undefinedundefinedstupides'', en ce sens qu'ils sont incapables de faire quoi que ce soit d'autre qu'infecter leur hôte, explique M. Prangishvili. Ce virus, et c'est le premier dans son genre, est capable de changer de forme à l'extérieur de sa cellule hôte." Au premier abord, il a une banale forme de citron, mais deux longs bras lui poussent lorsque la température du milieu atteint un certain seuil. " Précisément la température à laquelle son hôte est susceptible d'être présent", ajoute M. Prangishvili. Les changements morphologiques d'ATV - pour Acidianus Two-tailed Virus - pourraient ainsi faciliter l'infection de son hôte, une archébactérie (Acidianus convivator), qui ne subsiste qu'à de hautes températures.
Les virus spécifiques aux archébactéries, dont l'étude ne remonte qu'à la fin des années 1980, réservent d'autres surprises : certains n'ont aucune ressemblance génétique avec les autres virus, d'autres présentent des formes jamais observées auparavant : on en trouve pourvus de longs "bras" avec à leur extrémité de minuscules crochets...
Cependant, ni cette diversité insoupçonnée des mondes viraux, ni les affinités génétiques de Mimivirus avec le vivant, ni même l'activité fonctionnelle indépendante d'ATV ne permettent d'intégrer les virus au domaine de la vie. Toutefois, certains n'hésitent plus à intégrer les virus à l'histoire évolutive des cellules. Comment ? Selon le microbiologiste et évolutionniste Patrick Forterre, chercheur à l'Institut Pasteur et professeur à l'université Paris-XI, les virus pourraient avoir "inventé" l'ADN.
L'hypothèse de M. Forterre, publiée le 7 mars dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, pose que l'ADN a pu être inventé, il y a plusieurs milliards d'années, par des virus. Ces derniers l'auraient transmis à des cellules (dont le patrimoine génétique était codé sur de l'ARN et non de l'ADN) en les infectant. Trois virus à ADN distincts pourraient ainsi être, indirectement, à l'origine des trois grands domaines de la vie. Et être, de ce fait, au sommet de la généalogie de tous les êtres vivants.
Stéphane Foucart
Article paru dans l'édition du 23.03.06


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